En raison du confinement sanitaire, le niveau de production du secteur de la construction a chuté de 12% dans l’Union européenne au mois de Mars.

Mais l’Hexagone détient un sombre record : avec -40% par rapport à Février 2020, il s’agit de l’Etat-membre qui a subi l’écroulement le plus important.

L’Italie a enregistré une baisse de 36,2 %, la Slovénie -11,9% et le Royaume-Uni -5,8 %.

A contrario, les augmentations les plus importantes ont profité à la Roumanie avec +2,1% et à l’Espagne, bien qu’également touchée par la pandémie, s’est malgré tout octroyée +2,5%.

PROPOSITIONS POUR GERER LA CRISE

Le Gouvernement et les organisations professionnelles des entreprises du BTP s’étaient engagés en mars dernier à réunir les conditions d’une poursuite de l’activité du bâtiment et des travaux publics en sécurité pour les salariés.

À ce titre, l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) a créé un guide de bonnes pratiques destinées aux entreprises du BTP.

Ce guide sert de base à une reprise progressive des chantiers, en priorité ceux qui sont urgents et vitaux pour la sécurité et les besoins de la population mais également, compte tenu des enjeux économiques et sociaux, les chantiers interrompus, quel que soit le secteur concerné, qui pourraient faire l’objet d’une reprise facilitée par le respect de la distanciation sociale et l’absence de difficulté de transport ou d’approvisionnement.

Un mot d’ordre unit la FFB et la FNTP : préserver la trésorerie et les comptes des entreprises. Pour cela, elles demandent à l’Etat de ne pas alourdir les charges fiscales et sociales qui sont déjà programmées.

La FNTP et la FFB demandent également que les assureurs-crédit n’abaissent pas mécaniquement la notation des entreprises du BTP au risque de détériorer la relation clients-fournisseurs.

L’APRES COVID-19

Pour ce qui est du plan post-crise sanitaire, quatre demandes ont été formulées.

Ainsi, il est question de relancer la commande publique avec des critères d’attribution autres que la règle du moins disant actuelle qui est à l’origine de la casse des prix qui a causé des dégâts néfastes aux entreprises et aux ouvrages.

En parallèle, la profession veut instaurer systématiquement une avance de 10% à 20% pour tous les marchés publics, en plus d’une préférence nationale de 15% pour tous les marchés publics.

Enfin, la Fédération souhaite inciter les banques à jouer leur rôle et accompagner les entreprises en difficulté et à ne pas refuser de nantir les marchés publics.

En conclusion, les inquiétudes naissent pour les entreprises qui appréhendent la gestion de l’après-crise.

Cependant, grâce aux propositions soumises auprès des autorités, le secteur devrait encore faire face aux conséquences désastreuses de cette crise mondiale, dont l’issue est encore incertaine.

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